Hôpital Notre-Dame à la Rose : cure de jouvence
Rue Saint-Jacques, 11
7500 Tournai
Direction de la valorisation du territoire

Nicolas PLOUVIER
Directeur

T ¦ +32 69 35 42 85
E ¦ dvt@ideta.be

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C'est l'un des joyaux de notre territoire, classé au Patrimoine majeur de Wallonie depuis 1993, l'un des derniers témoins du monde hospitalier au Moyen-Age. L'Hôpital Notre-Dame à la Rose, à Lessines, a vu sa restauration entamée dans les années 1980.

Un processus, avec la mise en valeur touristique, qui s'est accéléré dès 1999 et l'arrivée des quelque 12,6 millions d'euros obtenus dans le cadre du Phasing Out de l'Objectif 1. C'est également de cette époque que date le début de l'intervention d'IDETA en maîtrise d'ouvrage déléguée. Stratégie, contacts avec les cabinets ministériels, recherche de subsides et suivi de la facturation, montage des dossiers et lancement des marchés publics, gestion financière... Aussi obscure puisse-t-elle paraître, cette mission s'est avérée cruciale pour la bonne suite de la rénovation et de l'exploitation touristique des lieux.

Toitures, façades, scénographie, conservation des œuvres d'art, mise en valeur des riches collections, audioguides... Ces premiers investissements, quoique logés dans un espace en plein chantier, ont déjà permis à la fréquentation annuelle du musée de passer de 5.000 visiteurs en 2000, à 40.000 en 2007. Ce n'est bien entendu qu'un début, et l'attractivité du centre-ville (lire par ailleurs) concourra également à doper la venue de touristes dans cet hôtel-Dieu. Pour rappel, les objectifs de fréquentation ont été fixés à 100.000 visiteurs pour 2015.

Les travaux se sont jusqu'ici concentrés sur le quadrilatère : les façades du cloître devraient d'ailleurs être libérées de leurs échafaudages cet été. Les interventions sont désormais également tournées vers la cour de ferme, les anciennes écuries et la grange, qui accueilleront respectivement les locaux du Centre culturel René Magritte et une salle d'exposition.

La fin du chantier est attendue pour avril 2011, hormis le traitement des abords et jardins, la scénographie des ailes ouest et sud, et la mise en lumière du bâtiment. Pour ce dernier point, il pourrait d'ailleurs s'agir d'une réelle intervention artistique : l'artiste Yann Kersalé a d'ailleurs déjà proposé un parcours géo-poétique, véritable cheminement lumineux dans et autour du complexe. Ces dossiers font pour l'heure l'objet de demandes d'engagement.

Dès 1999, le coût total de l'opération était estimé à 22,4 millions d'euros. Si l'on prend en considération les 5,7 millions d'euros obtenus en mai 2008 pour la poursuite de la restauration (Convergence) et les financements classiques – équipements touristiques, culturels, ce sont au final quelque 25 millions d'euros qui auront été investis à la place Alix de Rosoit.

Plus d'infos sur www.notredamealarose.com